Image de couverture de l'article de blog "Design écologique : une communication responsable avec les éco-couleur", une main de femme noire de peau tient un nuancier de couleurs papier

Design écologique : une communication responsable avec les éco-couleurs

Bienvenue ! Si tu es ici, c’est certainement parce que ton entreprise est engagée et éco-responsable. Savais-tu que tu pouvais étendre ton engagement jusqu’aux supports et à l’identité visuelle de ta marque ? Dans cet article, je te présente les fondations du design écologique, mais nous allons surtout nous attarder sur les éco-couleurs.

D’autres articles sur l’éco-conception sont à venir pour étoffer tes connaissances et t’aider. Dans ce billet, je te parle de “supports” mais tu peux remplacer le terme par “produits” ou “livres” si c’est plus approprié à ta situation ; le principe reste le même. Bonne lecture !

Qu’est-ce que c’est, le design écologique ?

Définition de l’éco-design

L’éco-conception graphique consiste à inclure les pratiques éco-responsables dès l’étape de conception de ton design, quel qu’il soit : identité visuelle, supports de communication, packaging… L’objectif de l’éco-design est de réduire l’empreinte environnementale de ta communication tout au long de son cycle de vie.

Comment créer une identité visuelle éco-responsable ?

Spécialisée en création d’identité visuelle, l’éco-design est indissociable de ma pratique. Cela prend notamment en compte (liste non exhaustive) :

  • L’analyse de la durabilité et longévité des supports, et l’usage qui en est prévu
  • Des polices d’écriture sélectionnées car peu gourmandes en encre
  • Une palette de couleurs éco-responsables (ce dont on va parler en détails dans cet article)
  • Une grande attention au choix et à la provenance du papier / des contenants si tu vends des produits
  • Une attention renforcée sur le choix des encres
  • Leur recyclabilité
  • Et bien d’autres choses encore !

Quel est l’intérêt d’intégrer l’éco-conception dans un projet graphique ?

Minimiser l’impact environnemental de ta communication

Comme nous en avons parlé, la motivation principale de l’éco-conception est de proposer des supports, produits, etc. plus respectueux de l’environnement. Il s’agit de penser au support ou produit dans l’ensemble de son cycle de vie (je te détaille cela plus bas dans l’article), de sa conception à sa fin de vie. L’utilisation des éco-couleurs se situe donc au début du cycle : lors de la conception.

La cohérence avec tes engagements

En tant qu’entreprise éco-responsable, quoi de mieux que d’incarner tes engagements et valeurs jusqu’aux supports de communication grâce au design écologique ? Je suis certaine que tu cherches un impact environnemental minime dans tous les aspects de ton activité et sans doute de ta vie personnelle. L’éco-conception te permettra de t’engager concrètement, jusqu’au graphisme.

Un monde de plus en plus conscient des enjeux écologiques

Même s’il y a encore beaucoup de progrès à faire, les personnes sont de plus en plus éveillées et sensibles aux enjeux écologiques. Avoir une communication responsable jusqu’au bout, c’est aussi attirer la bonne clientèle jusqu’à ta marque, en lui démontrant ton engagement sincère jusque dans les moindre détails. Un gros plus pour différencier les entreprises honnêtes de celles qui ne font que du green-washing !

La sensibilisation aux enjeux environnementaux dans le graphisme

En étant toi-même lucide sur l’impact environnemental de la conception graphique, tu pourras aussi sensibiliser tes consœurs, tes confrères, ta communauté et ta clientèle à l’importance de l’éco-conception graphique. Petit pas par petit pas, œuvrons pour un monde plus juste 🙂

Une diminution des coûts pour les entreprises

Si ton entreprise est une PME ou une grande entreprise, tu imprimes sans doute beaucoup de documents en interne. Grâce à l’éco-conception, les coûts sont aussi diminués (par exemple, si tes supports utilisent moins d’encre, tu feras des économies considérables sur les cartouches d’encre). Mais dans cet article, nous allons nous concentrer sur l’impression en imprimerie directement.

Qu’est-ce que c’est, les éco-couleurs ?

Comprendre le fonctionnement des couleurs

Il existe deux modes colorimétriques en matière de couleurs : le CMJN (destiné à l’impression) et le RVB (destiné au web). Pas de panique, je t’explique ce qui se cache derrière ces termes techniques !

La quadrichromie, ou CMJN, pour l’impression

En impression, les trois couleurs primaires de la synthèse soustractive sont utilisées : le Cyan, le Magenta et le Jaune. Le mélange de ces trois couleurs ne donnant pas un noir profond, un Noir pur est ajouté aux trois premières. On a donc CMJN pour Cyan, Magenta, Jaune et Noir ! Chacune de ces couleurs utilise un taux d’encrage différent (exprimé en pourcentage), résultant à chaque fois en une couleur unique. C’est surtout de ce mode de colorimétrie dont nous allons parler dans cet article.

Le RVB pour le numérique

Le terme “RVB” correspond aux couleurs Rouge, Vert et Bleu : les couleurs primaires de la synthèse additive. Concrètement, un écran utilise des cellules lumineuses rouge, vert et bleu : chaque pixel est composé de trois points de ces trois couleurs. En variant l’intensité de ces points en ajustant leur niveau respectif, on obtient des couleurs différentes à l’affichage !

Qu’est-ce qui fait une couleur écologique ?

Une éco-couleur est une couleur peu gourmande en encre. Son utilisation est donc vivement recommandée si tu as une communication imprimée ou des produits avec packaging. Le but ? Réduire ton impact environnemental jusque dans ta communication. Cela sera d’autant plus vrai si tu as l’intention d’imprimer une certaine quantité de supports… Pense à privilégier les tons doux et neutres pour les grands aplats de couleurs, et à limiter les surfaces de tes photos pour un design écologique !

Comment savoir si une couleur est peu gourmande en encre ?

Par définition, une éco-couleur est une couleur dont le taux d’encrage (toutes couches CMJN superposées) ne dépasse pas 255% de taux d’encrage. Cependant, pour les grands aplats de couleurs (fonds, photos, gros éléments graphiques ou éléments remplis…) il faudra opter pour 100% de taux d’encrage maximum pour un impact environnemental le plus minime possible. Pour les textes et petits éléments, moins de 255%, c’est très bien !

Pour vérifier le taux d’encrage, voici un outil très utile qui te donnera les pourcentages CMJN à partir d’un code couleur : Gradients App.

L’impact des couleurs sur l’environnement et la santé

Les conséquences de la sur-impression d’encre sur l’environnement

La pollution des couleurs

Il y a tout d’abord la question de la pollution chimique. Certaines encres à base de solvants peuvent libérer des particules fines néfastes pour l’environnement, notamment pour la qualité de l’air. Cela concerne surtout les imprimantes laser, qui utilisent souvent des encres qui libèrent des composés organiques volatils (COV, acronyme à retenir que tu vas retrouver souvent dans l’article).

Le choix de l’encre est déterminant : beaucoup utilisent des ressources minérales pétrochimiques ayant un lourd impact sur l’environnement. On préférera choisir des encres composées d’huile végétale ! De plus, en utilisant moins d’encre (et donc des éco-couleurs), on s’assure que le moins de polluants possibles soient libérés.

 

Les ressources

Toute encre fabriquée implique une utilisation de ressources. Jusqu’ici, logique. On parlera par exemple des pigments (matière colorante), des liants et des solvants (qui permettent d’uniformiser la couleur) utilisés pour créer ladite encre. Moins on a d’encre à imprimer sur ses supports, moins ces ressources sont utilisées (et donc plus on réduit leur impact environnemental).

 

Les risques des couleurs pour la santé

Les composés organiques volatils

Comme nous venons de le voir, les encres traditionnelles (qui ne sont pas conçues à base de composés végétaux) libèrent beaucoup de COV. Ça a un impact direct sur la santé des personnes qui travaillent en imprimerie. En effet, en les inhalant, elles irritent leurs voies respiratoires de façon souvent conséquente à long-terme. Les manipuler peut aussi causer des irritations cutanées.

 

L’utilisation des métaux lourds

Certaines encres spéciales sont composées de métaux lourds. On pensera notamment à certaines nuances Pantone, la référence en matière d’impression couleur. Bien que leur taux soit régulé, ces métaux restent un minimum présents et peuvent potentiellement présenter un risque pour la santé.

Les avantages des éco-couleurs pour un design écologique

Le séchage de l’encre

Un aspect qu’on oublie souvent : qui dit impression, dit séchage. Pour exemplifier, il existe, entre autres, le séchage par évaporation : on fait sécher le support avec un système de soufflage d’air chaud. Le temps de séchage est plus long lorsqu’il y a plus d’encre (et encore plus long s’il y a beaucoup d’eau ou de solvant à faire sécher). En ayant moins d’encre sur les supports imprimés, on réduit le temps de séchage et de post-traitement – et la consommation d’énergie des machines utilisées pour le séchage.

 

La gestion des déchets

L’industrie de l’imprimerie doit gérer tout un pan auquel on pense peu : la gestion de leurs déchets. Encre, papier, carton, solvants, nettoyage des machines et matières résiduelles, vernis, films… En réduisant l’encre sur tes supports, tu fais un petit pas vers une meilleure gestion des déchets pour les imprimeries. Opter pour des encres créées avec de l’huile végétale (attention : une encre n’est jamais entièrement végétale) permet aussi de faciliter la revalorisation de ces déchets et de faire un grand pas vers un design écologique.

 

Le recyclage

Les éco-couleurs permettent un meilleur recyclage du papier. En la matière, plusieurs éléments sont à prendre en compte concernant les couleurs et encres :

  • Les solvants volatils : en optant pour des éco-couleurs et des encres ne contenant pas de solvant volatil ou de métaux lourds, on facilite le processus de recyclage !
  • L’utilisation d’eau : pour désencrer un papier et le recycler, on va utiliser de l’eau afin de détacher l’encre et les autres substances du papier. Moins d’encre, moins d’eau et d’énergie consommées 🙂 De plus, l’eau doit ensuite être traitée afin de la restituer à l’environnement : en diminuant les substances nocives pour ce dernier, on fait un autre pas vers une communication imprimée plus responsable.
  • Le désencrage et l’énergie : moins il y a d’encre sur un support, plus le désencrage est aisé et rapide. En effet, qui dit désencrage par l’eau dit aussi chauffage de cette eau (pour plus d’efficacité). D’autres procédés sont énergivores durant ce processus : mixage, pompes… Si les papiers à recycler étaient pour la majorité éco-encrés, ou dans un monde idéal totalement éco-conçus, on réduirait l’émission d’énergie pour le désencrage. Les éco-couleurs sont donc parfaites pour œuvrer vers un design écologique en ce sens : petit pas par petit pas !
« La France recycle environ 66% de sa production de papier, soit environ 171 kilos de papier recyclé par seconde (compteur) ou encore 5,3 millions de tonnes de papier par an : cartons caisses en carton, journaux, emballages ménagers, magazines, etc. »

• Consommation de papier en France et dans le monde en temps réel (Planétoscope)

Guide des éco-couleurs : comment les mettre en place concrètement ?

J’ai créé un guide des éco-couleurs pour t’aider !

Bon, tout ça, c’était la partie technique. Mais concrètement, je ne vais pas te laisser dans la nature sans exemples concrets d’éco-couleurs. C’est pour cela que j’ai créé un guide PDF gratuit, contenant 165 éco-couleurs et leur mode d’emploi ! Elles sont classées par taux d’encrage, et j’y ai indiqué les codes couleurs pour chacune. J’ai entièrement créé le nuancier, j’espère qu’il te sera utile 🙂

Attention à l’association des couleurs

Maintenant que tu sais ce que sont les couleurs éco-responsables, j’aimerais attirer ton attention sur le fait de ne pas négliger l’association de tes couleurs. Constituer une palette de couleurs pour ta marque est tout un art (dont les graphistes sont spécialistes). Je t’invite à découvrir mon article “15 outils pour créer ta palette de couleurs” afin de t’aider avec tout ça !

Design éco-responsable et accessibilité pour un combo respectueux

Très souvent, lorsque je regarde des supports imprimés éco-conçus, la lisibilité est totalement négligée – voire oubliée. On se retrouve donc avec plein de documents éco-conçus (et ça c’est top !), mais qui excluent des personnes déficientes ou handicapées visuellement. Ne néglige jamais la lisibilité de tes supports.
Certes, du texte blanc sur un fond pastel, c’est (un peu) plus écologique que du texte foncé sur un fond pastel. Mais à quel prix ? Celui de ne pas rendre accessible ton information (qui est très certainement précieuse en plus de ça). Dans mon guide gratuit, je te propose également des éco-couleurs pour tes textes, assurant une lisibilité et une accessibilité parfaite à tes documents.

Je t’invite à découvrir l’outil Color Review pour vérifier le bon contraste de tes couleurs 🙂 Vise un score AA minimum : AAA, c’est parfait !

Les couleurs éco-responsables sont-elles suffisantes pour un design écologique ?

Les autres éléments à prendre en compte pour l’impression des éco-couleurs

Le papier

Plus important encore que les éco-couleurs lorsqu’il s’agit de design écologique (ce qui ne dispense absolument pas de les mettre en application, je te vois venir ! ;)), il y a le papier. Je dédierai un article à ce sujet dans le futur, mais si je devais t’en faire une introduction rapide :

  • Pense à vérifier l’origine du papier de l’imprimerie à qui tu vas faire appel : il doit provenir de forêts gérées de façon durable, pour ne pas contribuer à la déforestation massive qu’engendre l’industrie du papier
  • Il existe des labels certifiant l’origine de ces papiers : PEFC et FSC sont les plus connus. Renseigne-toi bien les concernant, car tous ne se valent pas, et il en existe également d’autres.
  • Tu peux aussi privilégier des papiers recyclés, constitués de fibres végétales ou ensemencés (des graines de fleurs ou de plantes y sont incrustées, c’est une super opportunité pour les cartes de visite qui finissent souvent à la poubelle, en plus d’apporter un côté très poétique !).

L’encre et les finitions

On l’a vu plus haut, toutes les encres ne se valent pas. Il faut privilégier celles qui utilisent des ressources végétales et qui ne contiennent pas de métaux lourds. Je t’avais donné l’exemple de certaines nuances Pantone, la référence en nuancier pour l’impression, mais ce ne sont pas les seuls – renseigne-toi bien à ce sujet.

Les finitions de ton document sont également très importantes. Veille à ce qu’aucun agent blanchissant nocif n’ait été utilisé pour blanchir le papier (tu peux te renseigner auprès de ton imprimerie pour cela). Certaines finitions ne sont pas eco-friendly pour un design écologique au plus possible : dorures à chaud, pelliculage UV…

Préfère jouer sur d’autres options : du gaufrage (reliefs), une finition mat ou soft-touch (tout doux au toucher !), ou sur les formes de tes documents pour leur donner toute leur originalité.

 

L’utilisation du support

Dans une vision plus globale, avant de penser à l’impression de ton support, calcule-bien le nombre d’exemplaires pour éviter le gaspillage. Par exemple, si tu as une toute nouvelle entreprise et que tu ne sais pas encore si tu vas garder ta nouvelle carte de visite plus d’un an, n’imprime que 50 exemplaires au lieu de 500. En revanche, si ton entreprise est bien établie et que tu sais que ce support ne bougera pas pour encore quelques années, tu peux miser sur bien plus d’exemplaires. En optimisant le nombre d’impression au maximum, tu réduis également l’impact environnemental lié au transport.

 

La durée de vie du support

Il te faudra aussi penser à l’utilisation dudit support : est-ce une carte de visite, que les gens risquent d’oublier chez eux ? Mise sur la recyclabilité et pense bien au fait que ce sera un support avec une durée de vie courte. Enfin, sauf pour les personnes qui, comme moi, collectionnent les belles cartes de visite (mais c’est une déformation professionnelle).

Est-ce une brochure que les personnes auront souvent envie de consulter, et qui donc aura une longue durée de vie ? La recyclabilité de ton support reste importante puisque la brochure aura forcément une fin de vie, mais pense également à choisir un papier résistant ! Il en est de même pour les livres : je t’invite à lire l’excellent rapport de la WWF au sujet de l’édition, que tu retrouveras en bas d’article.

Tu l’auras compris : les couleurs, c’est un très bon début, mais ce n’est pas tout 🙂

Choisir des éco-couleurs est un merveilleux pas en avant que tu peux faire pour des supports imprimés éco-conçus. Le design écologique prend en compte un champ très, très vaste et ne se limite pas à cela, mais en les mettant en place dès maintenant, tu plantes une graine ! Si le sujet t’intéresse, je t’invite sincèrement à en parler autour de toi à travers ton entreprise engagée.

Les éco-couleurs web

Sur le web, le fonctionnement des couleurs est différent. En début d’article, je t’ai présenté les deux modes colorimétriques : CMJN et RVB. Pour le web, c’est cette dernière qui va nous intéresser.

Ici, il n’est donc pas question de taux d’encrage mais d’utilisation d’électricité et de type d’écran ! Pour simplifier : plus un écran affiche des couleurs claires et plus il consomme de l’énergie. Donc, les couleurs sombres seraient à privilégier : moins de luminosité, moins d’énergie consommée. Néanmoins, cela ne concerne que les écrans OLED (dont Retina OLED) et AMOLED, pour lesquels l’énergie consommée est vraiment importante en fonction de la couleur affichée.

Au sujet des écrans LCD (dont Retina LCD), LED-LCD et les dalles IPS (sous-catégorie des écrans LCD), la différence de consommation est vraiment minime et donc peu significative. On préférera par conséquent baisser la luminosité de l’écran, plutôt que paramétrer ses sites et applications en mode sombre. Dans la partie suivante, on va mettre les points positifs de l’utilisation des couleurs sombres (sur les écrans concernés) en perspective…

En résumé, les éco-couleurs ne s’appliquent pas pour le web dans leur définition première. Pour aller plus loin sur ce sujet, je t’invite à te rendre en fin d’article (je te donne toutes les sources qui m’ont aidée à rédiger et compléter l’article que tu es en train de lire ! :)).

Les limites des couleurs écologiques

Attention à l’accessibilité

Je t’en ai parlé précédemment, mais je me devais d’accorder une partie dédiée à la question de l’accessibilité de tes supports, qu’ils soient web ou print.

Pour tes supports de communication imprimés, produits, édition…

Privilégie toujours du texte foncé sur fond clair. Cela permettra de réduire ton taux d’encrage, et d’inscrire ta communication imprimée dans une démarche éco-responsable. N’utilise jamais de couleur blanche pour tes textes sur fond pastel, ou inversement. Bien qu’un chouilla plus éco-responsable, ça ne fera pas une grande différence. Ce qui en fera une, en revanche, c’est la lisibilité et l’accessibilité de ton document. Cette dernière ne devrait pas être une option, mais un devoir. C’est une question de respect, d’inclusion, et d’accès le plus simplifié possible à l’information 🙂

Pour le web (site, réseaux sociaux, newsletter…)

Concernant le web, une étude a révélé que les textes foncés sur fond clair étaient les plus lisibles ! Ce serait vrai autant pour le print que pour le web : lorsqu’on lit du texte foncé sur fond clair, généralement la lecture est plus aisée, plus fluide, moins “hachurée”. À noter qu’une seule étude ne prouve pas les faits, mais permet de les éclairer un peu (cette information est donc à prendre avec des pincettes). De plus, certaines personnes vivront l’inverse en étant plus à l’aise avec des textes clairs sur fonds foncés. Cela dépend aussi de la sensibilité des personnes, et de leurs éventuelles pathologies liées à la lecture.

Il n’y a pas de vérité absolue, sinon de toujours faire en sorte que ton texte soit le plus contrasté possible. Cela ne signifie pas que tu devras marier des couleurs extrêmement foncées avec des couleurs extrêmement claires (au contraire, ça peut gêner la lecture également et brûler les yeux de tes lecteurices – au sens figuré bien sûr). Mais il te faut un contraste suffisant (l’outil Color Review que je t’ai partagé plus haut t’aidera grandement pour ça, et m’a été conseillé par une amie entrepreneure spécialisée en accessibilité web, Cécile de Comm’On Access !).

Pour résumer…

Tu l’auras compris, utiliser des éco-couleurs pour ta communication imprimée ou tes packagings produits est essentiel. Même si bien d’autres éléments sont à prendre en compte, c’est un premier pas concernant le design écologique, très facile à mettre en place. Une petite graine à planter, qui fera fleurir une communication plus responsable et respectueuse de l’environnement !
De plus, cela est aussi bénéfique pour l’humain (en terme de santé) et inclusif (à condition de penser à l’accessibilité à chaque étape de la conception).

Si le cœur t’en dit, écris-moi en commentaire si tu utilises ou comptes utiliser des éco-couleurs pour ta communication ! 🙂

J’espère que cet article t’aura été utile et t’aura permis de découvrir l’importance du design écologique, et de l’utilisation des éco-couleurs !

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Les sources et les liens pour aller plus loin

1. L’éco-conception des produits (ecologie.gouv.fr) – Page en ligne
2. Rouge-vert-bleu pour le web (Wikipédia) – Page en ligne
3. Consommation de papier en France et dans le monde en temps réel (Planétoscope) – Page en ligne
4. 2.D.3.h Printing (Agence Européenne de l’Environnement, document par Jeroen Kuenen, Carlo Trozzi et Mike Woodfield) – Document PDF à télécharger
5. La fabrication d’une édition responsable (ADEME, Agence de la Transition Écologique) – Article en ligne
6. EMEP/EEA Guidebook, Additional Guidance: 2D3 Solvent and Product Use (Agence Européenne de l’Environnement, document par C J Dore) – Document PDF à télécharger
7. La gestion des déchets dans l’industrie de l’imprimerie (Booklets Prints) – Article en ligne
8. The Importance of Waste and Environment Management in Printing Industry (étude par Hayta, Pelin; Oktav, Mehmet. parue dans le Journal EJENSEuropean Journal of Engineering and Natural Sciences; Istanbul) – Page en ligne et document PDF à télécharger
9. Déchets industriels dangereux (DID) : imprimerie (Groupe Chimirec) – Article en ligne
10. Managing waste in the printing industry (Australian Industry Group) – Document PDF en ligne
11. Rapport d’information au nom de la Commission du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire (mission d’information sur la filière du recyclage du papier, Assemblée Nationale, rapport par Isabelle Valentin et Camille Galliard-Minier) – Page en ligne
12. Le recyclage du papier (Lemon Tri) – Page en ligne
13. Le WWF veut une chaine du livre plus écologique et circulaire (actualitte.com) – Article en ligne et document PDF : Vers une économie plus circulaire dans le livre ? (étude par la WWF, rédigée par Julien Tavernier, Lisa King, Juliette Kacprzak, Daniel Vallauri)
14. Le choix des couleurs, un facteur méconnu dans l’éco-conception web (GPO Mag) – Article en ligne
15. Quels sont les différents types d’écrans de PC ? (Électro Dépôt) – Article en ligne
16. Faut-il changer son fond d’écran pour consommer moins de batterie ? (Greenspector) – Étude par Olivier Philippot
17. Contrastes de texte (OpenWeb Group) – Article en ligne s’appuyant sur la WCAG Compliance
18. La couleur des textes sur écran vidéo (persee.fr) – Étude par P. Sallio

Jade

Je suis graphiste spécialiste en identité visuelle. Je travaille avec des entreprises et associations au service des Animaux, de la Nature et de l’Humain. Je propose également des formations en ligne pour les graphistes travaillant avec passion !

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Moi, c’est Jade ! Je travaille avec les marques souhaitant apporter une différence en notre monde, dans le respect de la faune et de la flore.

Mon approche est polyvalente (identité visuelle, supports de communication, packaging…) et trouve ses racines dans l’éco-conception, l’inclusion et la co-création.